Risques sanitaires News

09.09.2014 | Risques sanitaires

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Quelle doit être la durée d'une étude alimentaire pour prouver un effet cancérigène ? Photo : Clipdealer


L'institut de toxicologie alimentaire et d'analyse chimique de la Fondation Haute école vétérinaire de Hanovre a été chargé de mener une étude alimentaire portant sur deux variétés de maïs génétiquement modifié. L'un des objectifs prioritaires est de déterminer dans quelle mesure les études alimentaires à long terme sont aptes à déceler l'éventuelle toxicité des plantes transgéniques, déclare l'institut dans un communiqué de presse. L'UE finance le projet à hauteur de 3 millions d'euros. Le droit européen stipule que les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être mis sur le marché qu'après une évaluation approfondie de leur innocuité pour la santé humaine et animale et pour l'environnement.

1.07.2014 | Risques sanitaires

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L'étude long terme pointait des tumeurs accrues chez les rats nourris pendant deux ans au maïs transgénique. Photo : CRII-GEN

En novembre 2013, la revue spécialisée Food and Chemical Toxicology faisait savoir qu'elle retirait la publication de l'étude menée par l'équipe du français Gilles-Eric Séralini. 14 mois plus tôt, la revue avait plébiscité cette étude et l'avait publiée, déclenchant aussitôt de violentes controverses, tant le message était alarmant : le Roundup, l'herbicide le plus vendu au monde, s'est révélé lourdement toxique pour les rats, provoquant des anomalies sévères sur le foie et les reins ainsi que l'apparition de tumeurs. Les mêmes effets, un peu moins marqués, ont été constatés sur les rats nourris au maïs tolérant à l'herbicide. Cette fois-ci, c'est la revue Environmental Sciences Europe qui annonce la nouvelle publication de l'étude, dans l'intention de permettre une discussion rationnelle sur la méthodologie scientifique. Les éditeurs de Food and Chemical Toxicology avaient retiré l'étude parce qu'ils ne la jugeaient pas assez « probante ».

4.12.2013 | Risques sanitaires

Suite aux violentes controverses suscitées par l'étude du professeur Gilles-Eric Séralini qui avait montré que les rats souffraient d'avoir été nourris avec un maïs transgénique, le journal Food and Chemical Toxicology a manifestement cédé aux pressions des partisans des biotechnologies et retiré l'étude en question. Dans une prise de position, le Réseau européen de scientifiques pour la responsabilité sociale et environnementale (European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility ENSSER) critique cette décision. Le retrait viole non seulement les principes en vigueur à Food and Chemical Toxicology, mais aussi les règles fondamentales des bonnes pratiques scientifiques. Ainsi, les noms des experts à l'origine de la « dépublication » de l'étude n'ont pas été divulgués. La décision nuit à la crédibilité et à l'indépendance de la recherche scientifique, écrit encore ENSSER.

21.10.2013 | Risques sanitaires

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Image : ENSSER. www.ensser.org

Il n'y a pas de consensus scientifique relatif à la sécurité des aliments et des cultures génétiquement modifiés (GM). C'est ce qu'affirment, dans un communiqué publié aujourd'hui, un groupe international de 92 scientifiques, universitaires et médecins.

Les signataires de la déclaration comprennent des scientifiques éminents et respectés, y compris le Dr. Hans Herren, ancien lauréat du Prix mondial de l'alimentation et lauréat du prix Nobel Alternatif de cette année, et le Dr. Pushpa Bhargava , connu comme le père de la biotechnologie moderne en Inde.

Prétendre à « un consensus scientifique » est fallacieux pour la Dresse Angelika Hillbeck, présidente de l'ENSSER et chercheuse à l'ETHZ : «De telles allégations font peser des risques inconsidérés sur la santé humaine et l'environnement et contribuent à créer une atmosphère de complaisance. La déclaration vise à attirer l'attention sur le fait que l'opinion de la communauté scientifique qui travaille sur les OGM est partagée et que les résultats des études s'intéressant à la question de la sécurité des OGM sont souvent contradictoires ou non concluants».

Pour plus d'infos, lire notre communiqué ou la lattre de l'ENSSER.