Risques sanitaires News

21.10.2013 | Risques sanitaires

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Image : ENSSER. www.ensser.org

Il n'y a pas de consensus scientifique relatif à la sécurité des aliments et des cultures génétiquement modifiés (GM). C'est ce qu'affirment, dans un communiqué publié aujourd'hui, un groupe international de 92 scientifiques, universitaires et médecins.

Les signataires de la déclaration comprennent des scientifiques éminents et respectés, y compris le Dr. Hans Herren, ancien lauréat du Prix mondial de l'alimentation et lauréat du prix Nobel Alternatif de cette année, et le Dr. Pushpa Bhargava , connu comme le père de la biotechnologie moderne en Inde.

Prétendre à « un consensus scientifique » est fallacieux pour la Dresse Angelika Hillbeck, présidente de l'ENSSER et chercheuse à l'ETHZ : «De telles allégations font peser des risques inconsidérés sur la santé humaine et l'environnement et contribuent à créer une atmosphère de complaisance. La déclaration vise à attirer l'attention sur le fait que l'opinion de la communauté scientifique qui travaille sur les OGM est partagée et que les résultats des études s'intéressant à la question de la sécurité des OGM sont souvent contradictoires ou non concluants».

Pour plus d'infos, lire notre communiqué ou la lattre de l'ENSSER.

 

17.01.2013 | Risques sanitaires

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En réaction aux critiques qu'elle a essuyées après la publication de l'étude du professeur Gilles-Eric Séralini, l'AESA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a annoncé mi-janvier le lancement d'une initiative visant à renforcer la transparence. L'équipe de recherche de Gilles-Eric Séralini avait fait état d'impacts sérieux sur la santé des rats nourris à long terme avec le maïs NK603 de Monsanto. Depuis, l'AESA a publié toutes les données du maïs transgénique NK603 sur son site internet. Selon l'Autorité, cette démarche est destinée à mettre plus largement à la disposition des milieux intéressés les données techniques utilisées dans l'évaluation des risques. Lors d'une conférence de presse avec la députée européenne Corinne Lepage, le professeur Gilles-Eric Séralini a annoncé de son côté avoir remis les données de son étude à un huissier de justice. Il a en outre fait savoir que son équipe a déposé une plainte en diffamation contre les auteurs des attaques publiées dans des magazines français.

Lien externe : AESA : Données du maïs NK603
Lien externe : Séralini/CRIIGEN
Pour en savoir plus : L’EFSA rejette l’étude Séralini

 

30.11.2012 | Risques sanitaires

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Bild: EFSA

L'EFSA a publié le 28 novembre sont rapport sur l'étude Séralini. Elle rejette la validité de l'étude sous prétexte de défauts dans la méthodologie et le dessin expérimental. L'EFSA ne voit donc aucune raison de réévaluer le mäis NK603. Certains scientifiques demeurent critiques et réservés fasse à l'avis de l'EFSA. Bien que l'étude souffre de défaut, cela ne remet pas en cause la nécessité d'évaluer sur le long terme les plantes transgéniques destinées à être consommées. C'est aussi ce que rappèle l'l'Agence nationale française de sécurité sanitaire (ANSES) dans son rapport sur l'étude. L'expert en génie génétique Christoph Then de l'ONG Testbiotech affirme que l'étude est d'un niveau scientifique bien supérieur aux études présentées par l'industrie. L'EFSA utiliserait donc un double standard pour l'évaluation en acceptant des études de la part des industriels qui ne remplissent pas les standards de l'OCDE.

01.11.2012 | Risques sanitaires


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Image : europa.eu

L'Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA) en charge de l'évaluation scientifique du risque lié à la culture et à la consommation d'OGM applique des doubles standards lors de ses évaluations selon que les études montrent ou non des effets. C'est ce que montre un rapport publié par l'ONG Testbiotech.
Les études ne montrant aucun effet négatif sur la santé sont acceptées sans restriction par l'AESA alors qu'elles ne remplissent pas les standards exigés. Ces derniers sont par contre utilisés pour attaquer systématiquement toutes les études qui montrent des effets comme par exemple l'étude de Séralini et al. (2012).
Il est par ailleurs montré que cette dernière utilise des standards scientifiques plus haut que toutes les études acceptée par l'AESA, même si elle souffre de faiblesses méthodologiques.
L'EFSA semble être influencée par la présomption que les PGM ne présentent aucun risque et utilise les standards scientifiques pour défendre ses propres opinions. Elle n'a jamais délivré aucun avis négatif depuis sa création.


Lien externe: Rapport Testbiotech
Lien externe: Analyse des critiques apportées à l'étude Séralini et al(2012)
Lien externe: Etude Séralini et al. (2012)