Disséminations expérimentales News

28.07.2015 | Disséminations expérimentales

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Oxitec, l’entreprise qui a mis au point des moustiques génétiquement modifiés, attend depuis plusieurs années l’autorisation de les disséminer expérimentalement en Floride, dans les îles Keys. Une nouvelle étape vers l’autorisation de ces lâchers vient d’être franchie.

Le 5 août 2016, la Food and Drug Administration (FDA) a clos la période de commentaires publics et a publié la version finale de son évaluation environnementale du moustique génétiquement modifié OX513A d’Oxitec.

28.07.2015 | Disséminations expérimentales

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Oxitec veut lâcher jusqu’à 5000 mouches transgéniques par semaine près de Tarragone. Photo : Alvesgaspar

La société britannique Oxitec, une start-up britannique, liée à l’Université d’Oxford et à la multinationale Syngenta, a demandé une autorisation  pour la dissémination expérimentale de mouches de l’olivier (Bactrocera oleae) transgéniques en Espagne. Chaque année, les dégâts causés par ce petit insecte de quelques millimètres sont importants, et les pertes annuelles estimées à plus de 700 millions d’euros. La mouche pond ses œufs directement dans les fruits. Quand la larve se développe, la pulpe se dégrade et s’oxyde au contact de l’air, puis les fruits tombent.

Les mouches Oxitec sont porteuses d’ADN synthétique combinant l’ADN d’organismes marins, de bactéries, de virus et d’autres insectes.Les insectes modifiés possèdent un construit transgénique qui cause la production d’une protéine toxique qui tue l’insecte. Les mâles transgéniques s’accouple avec les femelles sauvages et les larves meurent.

18.08.2014 | Disséminations expérimentales

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Plusieurs universités européennes prévoient de cultiver à titre d'essai des pommes de terre résistantes au mildiou. Photo : Rasbak

En 2014, l'UE n'a enregistré que dix nouvelles demandes de disséminations expérimentales de PGM, alors qu'on dénombrait encore 109 champs expérimentaux en Europe en 2009. La tendance à la baisse observée ces dernières années se poursuit donc. Depuis 2009, le nombre d'essais en cours dans l'UE a chuté de 90%. L'Allemagne n'a procédé à aucune culture expérimentale en 2014, comme en 2013 déjà. Les premières à renoncer pour l'instant à la culture de PGM en Europe sont les multinationales agroalimentaires. Certaines d'entre elles ont retiré leurs demandes d'autorisation, ce qui réduit le nombre de disséminations expérimentales. Font exception, comme jusqu'ici, l'Espagne, où le maïs transgénique est cultivé à grande échelle, et la République tchèque. Sur la péninsule ibérique, l'entreprise de sélection française Limagrain entend tester sur plusieurs sites des variétés nouvelles présentant des résistances aux ravageurs ou des tolérances aux herbicides.

25.04.2014 | Dissémination expérimentales

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Les moustiques tigres sont les principaux vecteurs de la fièvre de dengue. Photo : Gathany

L’entreprise britannique Oxitec a lâché d’importants essaims de moustiques génétiquement modifiés dans une ville de l’Etat brésilien de Bahia. Il s’agit du lâcher le plus important réalisé dans la nature à ce jour. Les moustiques tigres sont les principaux vecteurs de la fièvre de dengue. Par le passé, Oxitec avait déjà lâché des millions de moustiques au Panama. Si la fièvre de dengue peut provoquer, dans de rares cas, des hémorragies potentiellement mortelles, l’évolution de la maladie est généralement bénigne. A l’approche du lâcher, plusieurs organisations avaient mis en garde contre les conséquences imprévisibles de l’opération et prié les autorités brésiliennes de ne pas l’autoriser avant de disposer d’études approfondies sur les risques encourus. Il n’existe aucune donnée prouvant que les moustiques transgéniques permettent d’endiguer la propagation du virus, critique Gabriel Fernandes, de l’organisation brésilienne AS-PTA. Helen Wallace, directrice du groupe britannique GeneWatch, est tout aussi sceptique. A son avis, les insectes sont inefficaces et leur dissémination risquée, car impossible à stopper si quelque chose tourne mal.