Disséminations expérimentales News

18.08.2014 | Disséminations expérimentales

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Plusieurs universités européennes prévoient de cultiver à titre d'essai des pommes de terre résistantes au mildiou. Photo : Rasbak

En 2014, l'UE n'a enregistré que dix nouvelles demandes de disséminations expérimentales de PGM, alors qu'on dénombrait encore 109 champs expérimentaux en Europe en 2009. La tendance à la baisse observée ces dernières années se poursuit donc. Depuis 2009, le nombre d'essais en cours dans l'UE a chuté de 90%. L'Allemagne n'a procédé à aucune culture expérimentale en 2014, comme en 2013 déjà. Les premières à renoncer pour l'instant à la culture de PGM en Europe sont les multinationales agroalimentaires. Certaines d'entre elles ont retiré leurs demandes d'autorisation, ce qui réduit le nombre de disséminations expérimentales. Font exception, comme jusqu'ici, l'Espagne, où le maïs transgénique est cultivé à grande échelle, et la République tchèque. Sur la péninsule ibérique, l'entreprise de sélection française Limagrain entend tester sur plusieurs sites des variétés nouvelles présentant des résistances aux ravageurs ou des tolérances aux herbicides.

25.04.2014 | Dissémination expérimentales

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Les moustiques tigres sont les principaux vecteurs de la fièvre de dengue. Photo : Gathany

L’entreprise britannique Oxitec a lâché d’importants essaims de moustiques génétiquement modifiés dans une ville de l’Etat brésilien de Bahia. Il s’agit du lâcher le plus important réalisé dans la nature à ce jour. Les moustiques tigres sont les principaux vecteurs de la fièvre de dengue. Par le passé, Oxitec avait déjà lâché des millions de moustiques au Panama. Si la fièvre de dengue peut provoquer, dans de rares cas, des hémorragies potentiellement mortelles, l’évolution de la maladie est généralement bénigne. A l’approche du lâcher, plusieurs organisations avaient mis en garde contre les conséquences imprévisibles de l’opération et prié les autorités brésiliennes de ne pas l’autoriser avant de disposer d’études approfondies sur les risques encourus. Il n’existe aucune donnée prouvant que les moustiques transgéniques permettent d’endiguer la propagation du virus, critique Gabriel Fernandes, de l’organisation brésilienne AS-PTA. Helen Wallace, directrice du groupe britannique GeneWatch, est tout aussi sceptique. A son avis, les insectes sont inefficaces et leur dissémination risquée, car impossible à stopper si quelque chose tourne mal.

13.12.2013 | Disséminations expérimentales


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Larve d'une mouche de l'olivier. Image :Giancarlo Dessì

L’entreprise britannique Oxitec a retiré sa demande visant à lâcher des mouches de l’olivier transgéniques en Espagne. C’est ce que rapporte le service d’information allemand Gentechnik. Les autorités espagnoles nourrissent des doutes quant à l’innocuité des insectes transgéniques. Selon Camilla Beech, responsable des demandes d’autorisation auprès d’Oxitec, l’Espagne exige deux études supplémentaires en vue d’examiner les effets du lâcher sur les prédateurs naturels des mouches de l’olivier comme les araignées, et sur les guêpes parasites. Oxitec entend procéder aux études en question dans les mois à venir, ensuite de quoi elle reposera une demande de dissémination des insectes transgéniques.

Oxitec fait l’objet de critiques depuis longtemps. On lui reproche d’avoir tenté à plusieurs reprises d’influencer la réglementation relative aux insectes transgéniques dans l’Union européenne. L’association Testbiotech met en garde contre les risques liés aux disséminations, car il peut y avoir des développements imprévisibles hors laboratoire. Les insectes GM sont porteurs « d’ADN synthétique qui est un mélange d’ADN provenant d’organismes marins, de bactéries, de virus et d’autres insectes ».

02.08.2013 | Dissémination expérimentales

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La mouche de l'olivier infeste les fruits en automne, peu avant la maturation.
Image: Alvesgaspar


L'entreprise britannique Oxitec prévoit de lâcher des mouches de l'olivier transgéniques en Espagne et en Italie. Les mâles de cette mouche sont génétiquement modifiés de façon à ce que leurs descendants femelles meurent au stade de larve. L'objectif de cette dissémination est de réduire les populations de mouches. Les larves vivent dans les olives et causent des dommages importants dans les régions concernées. Maintenant, il est prévu de lâcher un nombre inconnu de mouches mâles transgéniques en Espagne, près de la ville côtière de Tarragona. Afin d'éviter que les mouches quittent le terrain d'essai, ce dernier sera fermé à l'aide de filets. Des essais similaires sont également prévus en Italie. D'après les informations de Testbiotech, ces essais n'ont pas encore reçu le feu vert des autorités. Il s'agirait de la première dissémination d'animaux transgéniques dans l'Union européenne.