Mises en circulation News

28.01.2013 | Mises en circulation

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Une nouvelle pétition exige la suspension de toutes les procédures d’autorisation pour la mise sur le marché de plantes transgéniques jusqu’à la mise en place internationale d’une nouvelle procédure indépendante et transparente en ce qui concerne l’évaluation des risques. Les premiers signataires se réfèrent aux résultats de l’étude d’alimentation réalisée par Gilles-Eric Séralini, professeur de l’Université française de Caen. Dans le cadre de cette étude, Séralini et son équipe ont nourri des rats avec du maïs transgénique NK603 pendant une période de 2 ans et ils ont observé de sérieuses atteintes à leur santé. La pétition peut être signée en ligne sur la plateforme AVAAZ. De plus, la pétition demande à ce que toutes les plantes GM sur le marché soient soumises à cette nouvelle procédure d’évaluation.

7.6.2012 | Mise en circulation
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Image: Verena N. / www.pixelio.de

La première variété transgénique tolérante à la sécheresse est un maïs développé par Monsanto et BASF. L'industrie, qui a reçu le feu vert de la part du département US de l'agriculture (USDA) en décembre 2011, a planifié la commercialisation du maïs MON87460 appelé « DroughtGard » pour 2013. Une étude publiée par l'Union of Concerned Scientists (UCS) qui se base sur les données fournées par Monsanto ainsi que par l'USDA arrive à la conclusion que le maïs DroughtGard ne fournit que des résultats très modestes et uniquement en condition de sécheresse modérée. En effet, malgré ce que l'industrie espérait, ce produit – et cette technologie – n'est pas la panacée pour la sécheresse.

La tolérance à la sécheresse représente un défi important pour le génie génétique, car elle peut prendre plusieurs formes. De plus, la sécheresse peut varier en intensité et peut avoir lieu à des moments divers en fonction de la croissance de la plante. La qualité du sol peut aussi affecter l'aptitude d'une plante à supporter la sécheresse. Ces complications font qu'une approche unique ou qu'un seul gène utilisé pour modifié génétiquement une plante n'arrivera probablement à aucun résultat utile pour la plupart ou tous les types de sécheresses. Plus important encore, le contrôle de la tolérance est souvent assuré par plusieurs gènes. Ceci représente un défi de taille pour le génie génétique qui ne peut actuellement manipuler que quelques gènes à la fois. C'est probablement pour ces raisons que très d'essais de PGM dessinées pour utiliser plus efficacement l'eau ont lieu. Aucune variété autre que DroughtGard n'approche la commercialisation.

Le rapport conclu que le génie génétique offre de maigres résultats à des coûts très élevés. Les méthodes de sélection classiques ainsi que les nouvelles méthodes de sélection assistées par des outils moléculaire continue d'être plus efficients. La clé réside certainement dans l'amélioration des pratiques agricoles pour permettre un meilleur stockage hydrique et avoir une meilleure disponibilité en eau. Un focus excessif sur le génie génétique aux dépens d'autres approches risque de laisser les agricultures et les consommateurs un peu secs lorsqu'il faudra assurer une production avec des conditions plus arides.

23.2.2012 | Mise en circulation

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La Ministre française de l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, veut clarifier les risques environnementaux liés au MON810.
Image: fr.wikipedia.org

En 2008, la France a interdit la culture du maïs MON810 en faisant appel à la « clause de sauvegarde » mentionnée dans la directive européenne de dissémination des OGM. Cette clause autorise un état européen à suspendre l'autorisation d'une ou plusieurs semences OGM sur son sol national si celle-ci représente un risque pour l'homme ou l'environnement. En septembre 2011, la cour de justice européenne a décrété que les états membres n'ont le droit d'invoquer la clause de sauvegarde uniquement si la semence peut représenter un risque élevé et patent pour la santé des hommes ou des animaux ou pour l'environnement. Suite à cette décision, le gouvernement français a du prouver que la culture du maïs MON810 est liée à des risques élevés pour la santé. Suite aux récents résultats d'une équipe de l'Université de Caen démontrant la toxicité du maïs MON810 pour des cellules humaines en culture , le gouvernement français demande que la commission européenne de geler la procédure d'autorisation de cette variété de maïs jusqu'à ce que les doutes concernant sa sécurité pour la santé et l'environnement soit éclaircis. Selon la ministre de l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, les nouvelles investigations scientifiques tendent à démontrer un risque élevé pour l'environnnement.

8.2.2012 | Mise en circulation

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Culture de patate bio. Image: www.oekolandbau.de, ©BLE, Bonn/Foto: Thomas Stephan

L'institut „International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA)", proche de la filière industrielle, a publié les chiffres pour l'année 2011 des surfaces cultivées occupées par des plantes génétiquement modifiées dans le monde. Ce type de culture est très peu répandu en Europe. Néanmoins, les surfaces plantées d'OGM dans le monde représentent une surface de 160 millions d'hectares, tendance à la hausse. En 2011 comme auparavant, la majorité de ces surfaces se trouvent dans un nombre restreint de pays (par exple, USA, Brésil ou Argentine). En Europe, la culture de plantes OGM s'est stabilisée à 0.1% des surfaces totales cultivées et se restreint principalement à l'Espagne et au Portugal. Friends of the Earth Europe (FoEE) souligne que l'agriculture écologique représente entre-temps 3.7% des surfaces cultivées en Europe, c'est-à-dire 370 fois plus que la culture OGM.

Lien externe: ISAAA 2011
Lien externe: FoEE
Lien externe: Greenpeace