Denrées alimentaires

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Image : Bio Suisse


Pour subsister, l’homme a besoin d’une alimentation saine. Le génie génétique offre des possibilités nouvelles de manipuler les sources d’alimentation. Considérée comme incomplète, la nourriture fournie par la nature est soumise à une optimisation génétique destinée à pallier les carences environnementales et nutritionnelles des aliments naturels, à augmenter la productivité et à accélérer les processus de fabrication. La possibilité d’offrir de nouvelles saveurs et une nouvelle culture culinaire est aussi mise en avant. Après avoir manipulé en laboratoire les principales sources de nourriture, les États-Unis cherchent aujourd’hui à pénétrer le marché alimentaire avec des produits génétiquement modifiés. La Suisse et l’Europe restent prudentes, car la majorité de la population (60-80%) rejette les aliments génétiquement modifiés. Les risques environnementaux et sanitaires liés à la consommation d'aliments GM ne sont pas suffisamment prévisibles et ne peuvent pas être exclus.
Le génie génétique modifie de façon non naturelle les caractéristiques génétiques des organismes vivants. Il isole les plantes de leur milieu pour les manipuler en éprouvette, en en modifiant le génome ou en introduisant des gènes d’organismes étrangers.  

Avec l’adoption de l’initiative « stop OGM », la culture commerciale de plantes transgéniques a été interdite en Suisse jusqu’à fin 2010. Certains produits alimentaires contenant des OGM peuvent toutefois être importés et traités. L'importation est contrôlée par le marché et soumise aux exigences d'étiquetage.

Aliments transgéniques autorisés

L'Office fédéral de la santé publique a pour mandat légal d'examiner les aliments GM au regard de la protection de la santé et de la protection contre la tromperie. Sur son site internet, l’office informe de l’état des demandes et des autorisations dans le domaine des produits génétiquement modifiés.

Risques pour la santé

En 1999 déjà, un essai de nutrition sur des rats avec des pommes de terre génétiquement modifiées déclenche une première controverse violente (variété de pomme de terre résistant aux insectes portant un gène du perce-neige Galanthus nivellus). Les résultats du célèbre chimiste alimentaire Arpad Pusztai sont alarmants, les rats ayant montré des lésions organiques et une dépression du système immunitaire.

Dans un rapport confidentiel de 2004, la commission française du génie biomoléculaire (CGB) émet un avis défavorable sur le maïs transgénique MON863. Elle indique ne pas être en mesure de conclure à l'absence de risque pour la santé animale en ce qui concerne ce maïs transgénique, tant qu'il n'y aura pas d'interprétation satisfaisante des différences significatives observées.

En 2005, pour des raisons de sécurité, l'Australie interrompt une expérience de plusieurs années sur des organismes génétiquement modifiés. Les mulots qui se nourrissaient de petits pois résistants aux insectes ont développé des maladies pulmonaires.

Une contre-expertise des essais de nutrition effectués par Monsanto montre des effets particuliers liés à la consommation de trois variétés de maïs transgéniques (MON810, MON863, NK603). Ils sont associés aux foies et aux reins.

Une étude d'alimentation menée par l'institut italien de recherche sur la nutrition et les denrées alimentaires conclut que le maïs génétiquement modifié MON810 peut entraîner des changements importants dans le système immunitaire des souris.

Une étude commandée par le ministère autrichien de la santé, de la famille et de la jeunesse montre que des souris de laboratoire soumises à un régime composé pour un tiers de maïs génétiquement modifié NK603xMON810 présentent une fonction de reproduction amoindrie.

Des chercheurs italiens ont trouvé des fragments d'ADN étranger (du promoteur 35S et du gène de résistance aux herbicides CP4 EPSPS) dans les organes de chèvres nourries au soja transgénique (soja Roundup Ready résistant aux herbicides). Des différences ont en outre été observées au niveau des activités enzymatiques.

Forscher an der Universität Sherbrooke im kanadischen Quebec haben das Blut von Menschen, die nachweislich Lebensmittelprodukte aus herbizidresistenten bzw. schädlingsresistenten Gentech-Pflanzen konsumiert haben, untersucht. Gemessen wurde die Konzentrationen der Herbizide Glyphosat und Glufosinat (und deren hauptsächlichen Metaboliten) sowie das Bt-Toxin, das vom Cry1AB-Gen aus schädlingsresistenten Gentech-Pflanzen stammt, im Blut von 39 nicht-schwangeren und 30 schwangeren Frauen sowie deren Foeten. Sowohl Glyphosat wie auch Glufosinat wurden im Blut einiger nicht-schwangeren Frauen gefunden. Besonders brisant am Resultat ist, dass 93% der untersuchten schwangeren Frauen und 80% derer Föten (d.h. das Bt-Toxin passiert sogar die Plazenta) sowie 69% der nicht-schwangeren Frauen das Bt-Toxin Cry1AB im Blut aufwiesen. Die Forscher empfehlen, den Einfluss von Gift-assoziierten (Pestizide, Bt-Toxine) Gentech-Lebensmitteln weiter zu erforschen.

Forscher in Frankreich begutachteten insgesamt 19 Studien an Säugetieren, die mit gentechnisch veränderten Sojabohnen bzw. Mais gefüttert wurden. Die Literaturstudie ergab, dass mehrere Datensätze auf Leber und Nierenprobleme bei den gefütterten Tieren hinweisen. Die Forscher kommen damit zum Schluss, dass die heute vom Gesetzgeber verlangten 90-Tage-Fütterungsversuche unzureichend sind, um chronische Toxizitäten zu erkennen.

externer Link: Publikation

Etiquetage

En Suisse, l'utilisation d’aliments contenant des OGM est soumise à une obligation d’étiquetage très stricte qui permet de protéger les consommateurs contre la tromperie et de leur laisser le libre choix entre les aliments conventionnels et les aliments génétiquement modifiés. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) donne un aperçu des dispositions en la matière.

Il existe toutefois une grave lacune concernant les produits alimentaires d’origine animale. Les produits issus d'animaux nourris aux OGM sont en effet exemptés de l'obligation de déclarer. En outre, l’étiquetage des produits sans OGM est plus difficile en Suisse qu’en Allemagne, par exemple, et il n’est pas possible d’utiliser des mentions courantes comme l’étiquette « sans OGM ».

Contrôle

Chaque année, les autorités cantonales d’exécution analysent plusieurs centaines d’échantillons alimentaires afin d’y déceler des composants d’organismes génétiquement modifiés (OGM). L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) publie annuellement une synthèse des résultats de ces contrôles sur son site internet.

Séparation des flux de produits

Toute personne utilisant des OGM est tenue de prendre les mesures nécessaires à la séparation des flux des produits afin d’éviter les mélanges fortuits avec des organismes génétiquement non modifiés. Pour ce faire, elle doit se doter d'un système d'assurance qualité. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a publié une étude montrant que les producteurs et les importateurs de denrées alimentaires sont en mesure de séparer les flux entre produits génétiquement modifiés et produits conventionnels.

Considérations éthiques

La Commission fédérale d’éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) s’occupe des aliments génétiquement modifiés d’un point de vue éthique. Elle a publié une brochure s’intéressant aux critères d’évaluation en vigueur dans la législation suisse sur les denrées alimentaires et sur les aliments pour animaux. Cette brochure fait aussi mention des aspects complémentaires qu’il y a lieu de prendre en compte d’un point de vue éthique.

PubliForum « Génie génétique et alimentation »

Le PubliForum sur le génie génétique et l’alimentation organisé en 1998/99 a fourni des pistes aux décideurs concernant l’attitude de la population suisse face au génie génétique et à ses applications dans le domaine de l‘alimentation. Le panel de citoyens a demandé un moratoire sur la production et la commercialisation d’organismes génétiquement modifiés, exprimant ainsi son refus de voir des aliments GM aboutir dans son assiette.

Révision du droit des denrées alimentaires

Octobre 2009Le Conseil fédéral met en consultation la révision de la loi sur les denrées alimentaires. Les modifications proposées devraient permettre à la Suisse de s’associer aux systèmes européens pour la sécurité des denrées alimentaires et des produits. Dans un contexte de marché globalisé, il s’agit d’une condition indispensable pour garantir la protection de la santé. L’adaptation proposée par le Conseil fédéral doit contribuer à la fois à faciliter le commerce des marchandises avec l’Union Européenne (UE) et à diminuer le niveau des prix en Suisse. La date limite  de la procédure est fixée au 31 octobre 2009.