Une étude scientifique (1) menée par un consortium international de quatre laboratoires de recherche indépendants dont l’ETHZ, vient de révéler des insuffisances dans l’approche utilisée pour l’évaluation des risques relatifs à la culture de plantes génétiquement modifiées produisant des toxines insecticides Bt (PGM Bt). Pour la première fois, il est montré que les résultats produits par l’industrie et d’autres institutions ne sont pas fiables et reproductibles, car ils n’ont pas été produits et validés selon des méthodes reconnues et standardisées. Ils ne sont donc pas utilisables sans validation ultérieure. Les toxines insecticides Bt proviennent de bactéries du sol (Bacillus thurigensis). Un exemple de culture Bt est le maïs MON 810 cultivé dans certains pays de l’UE et/ou importé et utilisé pour l’alimentation humaine ou animale.
S’il existe encore un peu de rigueur et d’objectivité scientifique dans le monde de la biologie, un bouleversement des conceptions traditionnelles qui aurait déjà du se produire à l’occasion de la découverte des prions ou de l’épigénétique par exemple, pourrait enfin survenir. Une équipe chinoise menée par le Dr. Zhang a montré que du matériel génétique issu du règne végétal pouvait interférer avec le fonctionnement génétique d’animaux ayant ingéré des végétaux (1). A-t-on atteint une limite que les plus conservateurs des biologistes ne sauraient ignorer ?
Par Luigi D’Andrea, chargé d’affaire de StopOGM
Produits OGM dans les denrées alimentaires
Aperçu des contrôles menés en 2010 par les autorités cantonales d’exécution
Aucun OGM n’a pu être décelé dans 594 des 620 échantillons prélevés lons). Les méthodes d’analyse générales ont permis de détecter des composants d’OGM dans 4,2 % du total des échantillons.

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