Coordination romande sur le génie génétique

PNR 59 – Blé OGM : un seul transgène responsable de résultats opposés entre les cultures en serres et en plein champ

17 juillet 2010   1 réaction   

Une équipe de scientifiques de l’Université de Zurich a cultivé sous serre et en plein champ des lignées de blé génétiquement modifiées pour résister à l’oïdium (gène Pm3b). Cette étude a été menée dans le cadre du programme de recherche national « Utilité et risques de la dissémination des plantes génétiquement modifiées » (PNR 59). Les chercheurs (1) constatent qu’en serre et en l’absence de traitement fongicide, le blé transgénique a un rendement jusqu’à deux fois plus important que le blé non transgénique et non traité, mais qu’en plein champ, la tendance s’inverse : les blés transgéniques ont eu jusqu’à 56% de baisse de rendement par rapport aux blés non GM. Au-delà du rendement, ils ont aussi observé des modifications de la forme des épis sur certaines lignées et que cela favorisait un autre champignon, l’ergot du seigle. Les chercheurs notent que l’infestation par l’ergot (Claviceps purpurea) était, en plein champ, jusqu’à 40 fois plus importante sur les blés GM que sur leur équivalent classique. Une autre étude, menée avec un blé génétiquement modifié pour lutter contre la rouille des feuilles avait montré que ce transgène pouvait être responsable d’une baisse de 12% de rendement [2].
Ainsi, les chercheurs concluent : « Nos résultats démontrent que, en fonction de l’insertion, un transgène particulier peut avoir des effets importants sur le phénotype d’une plante et que ces effets peuvent parfois être inversés lorsque les plantes sont cultivées en serre ou en champ ». Les chercheurs reconnaissent ne pas comprendre quels mécanismes biologiques sont responsables de ces effets", mais ils font l’hypothèse que cette variation dans les effets phénotypiques peut être due aux différents niveaux d’expression du transgène Pm3b qui, à leur tour, pourraient avoir été causés par différentes positions d’insertion du transgène dans le génome.

Les chercheurs ont communiqué sur cette étude, via un communiqué de presse publié par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). On peut lire dans ce texte destiné tant à la presse qu’aux responsables politiques : « les résultats obtenus en serre ne sont pas applicables au contexte du plein champ et les essais en plein champ sont donc importants ». Cette étude ne va-t-elle pas, au final, légitimer les essais en plein champ, essais contestés par de nombreuses ONG et des scientifiques du fait des risques de dissémination des transgènes ?

StopOGM insiste sur le fait que plutôt que de légitimer les disséminations expérimentales, de tels résultats montrent que le comportement du blé GM est imprévisible et qu’il est donc dangereux et irresponsable de le disséminer dans l’environnement. Le fait que les techniques de modification génétique hautement imprécise ne permettent pas de garantir la stabilité et l’expression des transgènes sont connus depuis longtemps. Cette étude montre que ces essais étaient inutiles, qu’il n’y a pas d’intérêt à développer ce blé et qu’il vaudrait mieux consacrer les ressources financières à développer des variétés adaptées à une agriculture écologique. De plus, les problèmes posés par l’oïdium sont dus aux  mauvaises pratiques agricoles et ne représentent pas un problème majeur pour l’agriculture.

1) Simon Zeller, Olena Kalinina, Susanne Brunner, Beat Keller und Bernhard Schmid (2010). Transgene × Environment Interactions in Genetically Modified Wheat.

 

 

 

Chenevières-sur-Scène

7 juillet 2010   Réagissez   

StopOGM sera présent au festival de Chenevières-sur-Scène

 

Sur une terrasse couverte, face au lac de Morat, au cœur d’un domaine viticole cultivé depuis 5 ans en bio-dynamie, à Vallamand, a lieu un festival de chant et de théâtre pour la 10ème année.

 
En ouverture, trois soirées de films documentaires ont été programmées en open-air. Il s’agit de :
 
-le 22 juillet, Mondovino, de J.Nossiter, sur la mondialisation du goût du vin. Débat animé par N.Ryser, œnologue.
-le 23 juillet, Le monde selon Monsanto, de M-M Robin. De la manipulation génétique à la manipulation des consommateurs – et des gouvernements. Débat animé par L. D’Andrea, secrétaire romand de StopOGM.
-le 24 juillet, Nos enfants nous accuseront, de J-P Jaud. Comment, et pourquoi, tout un village s’est mobilisé pour lutter contre les pesticides et la malbouffe. Débat animé par le Dr F. Choffat, naturopathe.
 
Projections à 21h00, entrée 15.- ou 40 .-les 3 films.
Renseignements au 079 920 35 65 ou www.chenevieres-sur-scene.ch

 

 

StopOGM infos 40

20 juin 2010   Réagissez   

Télécharger le dernier StopOGM infos

- OGM, un terme novlangue inventé par l’industrie ? (JP Berlan)
- Biologogie synthétique, l’imposition technologique continue. Synthia est bien vivante.  (Luigi D’Andrea, StopOGM)
- La véritié scientifique, un dogme imposé ? (GIET)

Mais GM non autorisé planté en Allemagne par erreur

14 juin 2010   Réagissez   

Une variété de maïs non autorisée en Europe (NK 603) a été planté par erreur en Allemagne sur 3000 hectares rapporte Greenpeace.

La source de la contamination n’est pas connue, mais elle pourrait coûter plusieurs millions d’euros aux agriculteurs quidevront détruire leur récolte.

La porte-parole du ministère de l’Environnement de Basse-Saxe a précisé que ces 2000 hectares pollués « doivent être labourés avant que le maïs ne fleurisse. Il est encore possible d’arrêter l’expansion incontrôlée » de ce maïs transgénique. Le taux de pollution génétique serait de 0,1%, pour Greenpeace et de 0,03% pour Pioneer Hi-Bred.
Toujours selon Greenpeace, le ministère de l’Agriculture de Basse-Saxe a été informé de la contamination dès le mois de mars, mais il n’a averti son homologue de l’Environnement qu’un mois plus tard. Au final, ce n’est que début juin, et suite à une procédure judiciaire, que Pioneer a accepté de donner la liste des revendeurs des semences contaminées.

8 juin 2010   Réagissez   

Monsanto, le second séisme de Haïti.

Une marche de protestation initiée par le Mouvement Paysan Papaye (MPP) se déroule à Haiti ce 4  juin 2010. Il s’agit de protester contre les dons de semences de Monsanto, de Pionners Hybrid et la politique dévastatrice du projet Winner lancé par l’Agence américaine d’aide au développement international (USAID).

Sous prétexte d’action humanitaire, Monsanto et Pionner tentent de saisir l’opportunité d’implanter ses semences  et le modèle agricole industriel qui l’accompagne.

Ces multinationales se présentent comme salvatrices, alors qu’elles font partie des principales actrices du désastre environnemental, économique et social subi mondialement par le secteur agricole.

Jusqu’à présent les paysans haïtiens ont peu recours aux hybrides F1 de Monsanto et Pioneer, dont ils ne peuvent pas utiliser la récolte comme semence. Ils utilisent essentiellement les semences paysannes locales et s’inscrivent dans une démarche de promotion de la Souveraineté alimentaire, de la priorité à la production et la consommation locales et traditionnelles ; seul projet capable de répondre aux besoins des populations. L’arrivée massive de semences hybrides et du paquet technologique qui les accompagnent ne seront pas un facteur de reconstruction mais de déstabilisation supplémentaire, d’autant qu’il est très prévisible qu’une vague OGM s’en suivra.

Haïti, l’un des pays les plus pauvres, subit une forte dépendance alimentaire, mais l’origine de ce problème n’est pas du aux techniques agricoles mais aux politiques agricoles et au libéralisme économique auxquels elles sont soumises.

Chaque fois qu’une catastrophe climatique frappe une région, elle est suivie par une seconde secousse tout aussi violente qui tente d’expulser les paysans et d’anéantir les savoir-faire locaux au profit de quelques transnationales nécrophages.

La Confédération Paysanne s’associe au MPP pour condamner ardemment les politiques et les pratiques de destructions des agricultures paysannes partout dans  le monde.

www.confederationpaysanne.fr

CARAVANE CYCLISTE CONTRE LES OGM

29 mai 2010   Commentaires fermés   

Caravane cycliste contre les OGM et pour une agriculture autonome, paysanne et écologique, du 19 au 27 juin 2010

www.caravane-anti-ogm.ch