Biologie synthétique News

 170327Biohacking
Aux Etats-Unis et au Canada, on trouve ces kits « do it yourself » (DIY) sur Internet. Photo : the-odin.com

De plus en plus d’entreprises proposent sur l’internet des kits d’expérimentation pour généticiens amateurs. Ces boîtes à outils contiennent généralement un incubateur, un bain-marie et une culture de bactéries que les utilisateurs peuvent modifier génétiquement pour développer par exemple des résistances aux antibiotiques ou pour obtenir des bactéries qui deviennent fluorescentes sous une lampe UV. Avec les nouvelles techniques d’édition génomique telles que CRISPR-Cas, refaçonner le vivant devient un jeu d’enfant, qui plus est bon marché.

 Convention

La Convention sur la diversité biologique est un traité international entré en vigueur le 29 décembre 1993. Depuis lors, 193 parties contractantes l’ont signée et ratifiée. La Suisse l’a ratifiée le 21 novembre 1994. Photo : https://www.cbd.int/.


En décembre 2016, Cancun (Mexique) accueillera la 13e Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique. Cela fait plusieurs années déjà que la biologie de synthèse est débattue dans le cadre du traité ; la Convention est le seul organe international qui s’intéresse au développement rapide de cette discipline et à sa réglementation. On attend de la 13e Conférence des parties qu’elle instaure un contrôle permanent sur les avancées de la biologie de synthèse et introduise une réglementation en la matière.

 20092016Synthetische Biologie Supermarkte1

Ouvrières triant des gousses de vanille de Madagascar. Seul 1% de l’arôme vanille couramment utilisé provient de véritable vanille. 
Photo : en.wikipedia.org, Jonathan Talbot, World Resources Institute, 2001.

La biologie de synthèse part du principe que l’on peut créer de toutes pièces des organismes vivants, que l’on peut fabriquer la vie, en quelque sorte. A la différence du génie génétique conventionnel qui isole un ou plusieurs gènes dans un organisme donneur pour les transplanter dans un organisme receveur, la biologie de synthèse insère un segment d’ADN entier – une voie métabolique, par exemple – dans un micro-organisme (une levure, entre autres). Véritables usines du vivant, les cellules transformées par la biologie de synthèse sont destinées à nous fournir des produits allant des cosmétiques aux détergents, en passant par les additifs alimentaires.

16.6.2010 | Synthetische Biologie

DNA orbit animated 
Après le décryptage des 3 milliards de paires de bases que compte le génome humain, des chercheurs voudraient passer à l’étape suivante et créer un génome humain artificiel. Photo : de.wikipedia.org.

En mai 2016, quelque 150 scientifiques, juristes et entrepreneurs se sont réunis à la faculté de médecine de l’Université de Harvard à Boston pour discuter à huis clos de la possibilité de créer un génome humain synthétique, autrement dit un humain fabriqué de toutes pièces en laboratoire.

Cette initiative fait suite au projet de lecture du génome humain (Human Genome Project-Read ou HGP-Read) lancé en 1990, dont la mission était d’établir le séquençage complet du génome humain, c’est-à-dire de trouver l’ordre des 3 milliards de paires de bases qui composent l’ADN humain. Une première ébauche du génome a été publiée en 2001 et le séquençage complet a été terminé en 2003.